Dernière mise à jour : 11/03/2008
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Effets de l'insulinothérapie parentérale sur l'insulinosécrétion résiduelle dans le diabète de type 1 lent

Investigateur principal : Pr. CHARBONNEL (Service d'Endocrinologie)

Investigateur coordinateur : Dr Chaillous (Service d'Endocrinologie et Laboratoire d'Immuno-endocrinologie, Nantes)

Autres participants (cf liste en annexe)

Type d'étude : Essai thérapeutique randomisé, avec bénéfice individuel direct :

Résumé : Certains diabètes apparemment non-insulinodépendants (DNID) s'accompagnent de stigmates d'autoimmunité et évoluent secondairement vers l'insulinopénie. Ces " diabètes de type 1 lents " (DID " lent ") sont d'authentiques diabètes autoimmuns dus à la destruction autoimmune progressive des cellules ß, et apparaissent comme de bons candidats à une immunointervention, le capital de cellules ß résiduels susceptibles d'être préservées étant non négligeable. De plus, outre le bénéfice direct escompté pour ces patients, cette population représente un " modèle " pour évaluer des thérapeutiques potentiellement intéressantes au stade de prédiabète.

L'insulinothérapie parentérale préventive est un des traitements en cours d'évaluation dans le prédiabète de type 1. Elle pourrait prévenir la destruction des cellules ß, par un mécanisme purement immunologique d'induction d'une immunosuppression cellulaire active et /ou par une mise au repos des cellules ß. De ce fait, elle pourrait favoriser la préservation de l'insulinosécrétion résiduelle chez des DID " lents " et ainsi faciliter leur équilibre glycémique à long terme. A ce jour, une seule équipe a comparé les effets de l'insuliothérapie et du traitement oral chez des DID " lents " et observé une amélioration de l'insulinosécrétion résiduelle chez les sujets traités par insuline. Néanmoins, le nombre de sujets étudiés était très faible et ce travail ne permet pas de dire si l'amélioration de l'insulinosécrétion est due à un effet " préventif " de l'insulinothérapie sur la destruction des cellules ß ou à la simple amélioration de l'équilibre glycémique et à la diminution de la glucotoxicité. Notre objectif est d'étudier sur une large échelle 1) si l'insulinothérapie parentérale chez des DID " lents " (" DNID " avec anticorps (Ac) anti-pancréatiques) permet de préserver l'insulinosécrétion résiduelle par comparaison au traitement oral, et ce indépendamment d'un effet sur l'équilibre glycémique ; 2) si cette préservation de l'insulinosécrétion résiduelle est spécifique des diabètes avec stigmates d'autoimmunité. Nous inclurons 70 patients " DNID " avec Ac anti-pancréatiques qui seront randomisés en 2 groupes traités soit par insulinothérapie sous-cutanée, soit par traitement oral (régime ± glibenclamide ± metformine).
Parallèlement 70 patients DNID sans stigmate d'autoimmunité seront randomisés pour recevoir les 2 mêmes types de traitement. Nous évaluerons tous les 6 mois pendant 2 ans l'insulinosécrétion endogène (test au glucagon et repas-test), l'équilibre glycémique et les éventuelles modifications des réponses immunologiques anti-cellules ß.

Durée prévue : 3 ans

Nombre de patients : 140

Contact : Bernard CHARBONNEL