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Communications
orales Bordeaux 2003
Auto-Mesure de la Pression Artérielle chez les
diabétiques hypertendus : étude pilote préliminaire
J Vallobra (1), C Phoudiah (1), S Darcy (1), MJ
Clergé (1), N Postel-Vinay (2), M Marre (1)
(1) Service de Diabétologie-Endocrinologie-Nutrition, Hôpital
Bichat, 75018 Paris
(2) Service d'Hypertension Artérielle, Hôpital Européen
Georges Pompidou, 75015 Paris.
L'hypertension artérielle potentialise les risques vasculaires
dus au diabète. Chez les hypertendus, l'Auto-Mesure de la Pression
Artérielle (AMPA) peut améliorer l'efficacité du
traitement antihypertenseur et la compliance des personnes concernées.
Pour estimer l'intérêt des diabétiques pour cette
technique, nous avons effectué de juin à octobre 2002 une
enquête chez des diabétiques venus consécutivement
à l'hôpital de jour de diabétologie de l'hôpital
Bichat à Paris. Les critères de sélection étaient
: hommes ou femmes de 30 à 80 ans, sous médicaments antihypertenseurs,
quel que soit le type de diabète, n'ayant pas reçu préalablement
d'information spécifique sur l'AMPA en diabétologie.
L'enquête s'est déroulée en 3 étapes :
1) évaluation de la pratique préalable de l'AMPA ;
2) acceptation ou refus de visionner à domicile (par internet ou
vidéo) un film sur l'AMPA ;
3) acceptation ou refus d'acquérir un appareil adéquat d'AMPA
(ceux-ci ne sont pas remboursés). Sur 65 personnes éligibles,
21 (32 %) pratiquaient ou connaissaient déjà l'AMPA (achat
préalable d'un appareil ou auto-mesure chez le pharmacien) ; 22
personnes (34 %) ont refusé de visionner l'information sur l'AMPA
essentiellement pour des raisons logistiques (pas d'internet ou de lecteur
de vidéo à domicile). Parmi les 43 personnes ayant visionné
le film, 15 parmi celles n'ayant pas encore de matériel personnel
étaient d'accord pour en acquérir un. Pour les 28 autres,
la principale raison du refus était l'absence de remboursement.
Ainsi, la majorité ([21 + 15]/65 = 55 %) d'un groupe de diabétiques
hypertendus non incités préalablement à utiliser
l'AMPA la pratiquaient déjà ou étaient disposés
à la pratiquer. Il est urgent d'intégrer une information
sur les interactions entre pression artérielle et diabète
et sur l'intérêt de l'AMPA dans les informations mises à
disposition des diabétiques.
Un soin podologique sur une zone d'hyper kératose
plantaire n'améliore pas toujours la statique du patient
F Domengé (1), C Cavé (1), L Baillet
(1), V Rigalleau (1), H Gin (1)
(1) Service de Diabétologie, Université Victor Segalen,
Bordeaux 2.
Le suivi d'un patient diabétique présentant un pied à
risque neurogène justifie une bonne éducation à visée
préventive et un soin podologique. L'apparition d'une zone d'hyper
kératose en regard d'une zone d'hyper pression conduit à
la prise en charge podologique de cette zone avec meulage. Cependant,
il importe de démontrer que cette prise en charge améliore
la zone de pression pour espérer une attitude préventive
efficace. 18 patients diabétiques présentant une zone d'hyper
kératose plantaire en regard d'une zone d'hyper pression ont été
étudiés au podomètre électronique avec barorécepteur
(MIDI CAPTEUR Twin Pele) avant et juste après soin de la zone hyper
kératosique ; ont été analysées la surface
d'appui du pied, la pression maximale en regard de la zone d'hyper kératose,
la pression moyenne avant et après soin. La surface moyenne n'est
pas modifiée passant de 392,1 ± 67 cm2 à 417,3 ±
85 cm2. La pression maxima en regard de la zone d'hyper kératose
est améliorée chez 9 patients, passant de 824,2 ±
230 g/cm2 à 772 ± 280 g/cm2 après soins ; cependant,
elle est aggravée chez 9 autres patients, passant de 920,8 ±
277 g/cm2 avant, à 1 054 ± 320 g/cm2 après (p <
0,05). La pression moyenne exercée au niveau de l'ensemble du pied
évolue de la même manière mais de façon non
significative. L'abrasion d'une zone d'hyper kératose conduit donc
à une amélioration de la statique plantaire chez 50 % des
patients mais à une aggravation chez l'autre moitié. La
recherche de facteurs prédictifs de cette évolution permet
de retenir de façon significative la pression avant soins et l'existence
d'une neuropathie avancée quantifiée par neuro-esthésiométrie
(neuro-esthésiomètre HORWELL) et suivi podologique rapproché.
Les autres paramètres d'atteinte clinique (état ophtalmologique,
créatinine, microprotéinurie ne sont pas des éléments
discriminants. La notion de patients aggravant leur statique plantaire
après soins de podologie est une notion importante, justifiant
auprès de ces patients, bien sûr la poursuite de ces soins,
mais probablement encadrés d'une prise en charge toute particulière
avec semelles de compensation de qualité. Seule une étude
prospective pourra montrer la véracité de cette conclusion.
Cependant, l'existence d'une élévation de la pression maxima
en regard de la zone d'hyper kératose est une donnée à
ne pas négliger chez des patients identifiés à risque.
Rôle de l'infirmière prestataire dans l'utilisation
des pompes à insuline en ambulatoire : rôle technique mais
aussi mission de soin à domicile et d'éducation
N Germain (1), A Brice(1)
(1) Société Générimed, agence de Lille, 10
avenue Guynemer, 59700 Marcq en Baroeul.
Introduction : Le rôle de l'infirmière prestataire
est de procurer au diabétique traité par pompe ambulatoire
d'insuline le matériel et d'en assurer la maintenance.
Le but de ce travail est de prouver que la visite mensuelle de l'infirmière
a un rôle d'accompagnement, d'éducation, qu'elle permet de
résoudre les problèmes rencontrés dans la vie habituelle
et qu'elle peut créer un lien efficace patient-diabétologue
entre les consultations ou hospitalisations.
Population et méthodes : Pendant 18 mois, nous avons rendu
visite mensuellement à 52 patient(e)s pour la livraison du matériel
et avons recueilli, analysé en fonction des événements
puis transmis les glycémies capillaires au diabétologue
pour adaptation thérapeutique. Tous les patients ont été
interrogés sur l'utilité de cette visite.
Résultats : 40 % des personnes juge indispensable la livraison
30 % la juge pratique et 30 % se déplacerait si nécessaire.
Par contre la moitié considère avoir pu ainsi renforcer
les connaissances initiales acquises en centre initiateur. 95 % considère
qu'elle permet de maîtriser l'évolution du matériel,
d'affiner son utilisation et de l'adapter à la vie habituelle.
L'astreinte téléphonique est indispensable sur le plan
technique pour 85 % mais pour 80 % c'est le contact avec un interlocuteur
connu qui est rassurant. La moitié de la population a renforcé
son autosurveillance et souhaite discuter les résultats avec l'infirmière
; cela est facilité par le recueil, l'analyse informatisée.
95 % des patients apprécie le lien établi avec leur diabétologue
par la transmission commentée de ces données. 80 % voit
dans la visite un moyen de parler de leur maladie mais autant apprécie
simplement le contact humain.
Conclusion : En caractérisant cette visite comme un événement
sécurisant, utile et humain nos patients nous font penser qu'elle
est un véritable acte d'éducation et de prise en charge
en diabétologie.
Evaluation technique d'un rétinographe non mydriatique
dans un service de diabétologie
S Darcy (1), C Phoudiah (1), J Vallobra (1), C
Collet (1), MH Erginay (2), MJ Clergé (1), A
Gaudric (2), P Massin (2), M Marre (1)
(1) Service de Diabétologie-Endocrinologie-Nutrition, Hôpital
Bichat, 75018 Paris
(2) Service d'Ophtalmologie, Hôpital Lariboisière, 75010
Paris.
Le rétinographe non mydriatique (ref Topcon) est un appareil
permettant de réaliser des photographies de la rétine sans
dilatation pupillaire préalable. Le but de son utilisation est
d'améliorer les conditions de dépistage de la rétinopathie
diabétique. Nous rapportons ses conditions d'utilisation et les
services qu'il peut rendre dans un service de diabétologie. Une
séance d'utilisation comporte un examen de l'acuité visuelle
par lecture d'une échelle de lettres suivi de la photographie de
5 champs de la rétine, dans une semi-obscurité, sans dilatation
pupillaire, après information adéquate du sujet. L'examen
est non invasif et indolore. Les images sont transmises via internet de
façon anonyme à l'hôpital Lariboisière à
Paris, où un ophtalmologiste certifié pour cette technique
établit un diagnostic selon une procédure standardisée.
L'ensemble de cette séance dure 20 minutes en moyenne. Cet examen
est effectué par les infirmières travaillant à l'hôpital
de jour du service, encadrées par un médecin référent
du service. Cette procédure a été appliquée
à 580 patients du service en un an et demi. Au décours,
le résultat de l'examen a justifié une consultation avec
un ophtalmologiste spécialisé pour 120 d'entre eux. Ainsi,
il aura suffi d'appliquer cette procédure à entre 4 et 5
diabétiques pour dépister 1 patient justifiant de soins
spécialisés. A l'inverse, ceci aura permis d'éviter
aux ophtalmologistes spécialistes d'examiner inutilement 4 à
5 patients pour identifier 1 seul patient nécessitant des soins
potentiellement utiles.
Conclusion : Cette technique, simple et rapide, sans danger pour
le patient et le soignant, améliore le dépistage et la prise
en charge de patients atteints de rétinopathie diabétique.
Elle devrait être appelée à être utilisée
par d'autres centres de diabétologie en collaboration avec les
ophtalmologistes référents.
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