![]() |
![]() |
|||||||
![]() |
||||||||
|
|
|||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||
| N. GERMAIN (IDE) Unité de prise en charge des problèmes endocriniens au cours de la grossesse, Clinique de la Louvière, 59000 Lille. |
Introduction : Pour la femme enceinte qui nous rencontre, la motivation principale reste : éviter les complications de l'accouchement et les problèmes néo-nataux. Pour nous existe une motivation complémentaire : profiter d'une période particulière pour améliorer l'hygiène de vie d'une population potentiellement à risque sur le plan métabolique.
But : Apprécier la persistance d'une adhérence aux conseils et leurs effets chez la mère et l'enfant 3 à 18 mois après l'accouchement.
Population : 101 femmes, âgées en moyenne de 31 ans, reçues au moins 2 fois au cours de leur grossesse de Janvier 2000 à Juin 2001.
Recueil des données : Une enquête téléphonique a été réalisée avec des questions simples portant sur les habitudes alimentaires actuelles, et en cas de changements éventuels, les types et les motivations. Les patientes ont été également interrogées sur les principes d'alimentation de leur enfant, la reprise d'une activité physique et la réalisation de la biologie de contrôle.
Résultats : 52% des femmes sont attentives à leur alimentation à 6 mois, 33% de 6 à 12 mois et 37% après 12 mois.
La motivation essentielle est le poids : 28% ont perdu du poids par
rapport à ce qu'il était au début de la grossesse,
45% ont un poids identique ou excédentaire de moins de 5%, 15%
garde un excédent de 10%, 12% un excédent supérieur
à 10%.
Diabète reste synonyme de "sucreries ", toutes les femmes
qui ont changé leur alimentation ont restreint les sucreries et
2 /3 sont aussi attentives à la consommation des graisses.
72% de toutes les femmes intérrogées disent limiter la consommation
des sucreries chez leur enfant, 52% les graisses.
25% ont repris ou entrepris une activité physique alors que 75%
considèrent que s'occuper de leur enfant est suffisant.
66% n'ont pas effectué les tests biologiques proposés, et
sur les 34% qui l'ont fait 5 femmes seulement ont réalisé
le dosage de la glycémie après la prise de 75g de sucre.
Conclusion : La prise en charge est bénéfique au moins à court terme. Il n'est ni étonnant ni décevant que le poids soit l'élément moteur principal, la grossesse n'étant plus un point de départ d'un "laisser aller nutritionnel ".Néanmoins la femme reste avant tout une mère et 2/3 trouvent normal d'être attentive à l'alimentation de l'enfant alors que 1/3 seulement applique pour elle ces règles d'équilibre.