Dernière mise à jour : 11/03/2008
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Prévention des hypoglycémies lors de l'activité physique

Le diabète ne doit pas être un obstacle pour réaliser régulièrement de l'exercice physique. Néanmoins il faut connaître les risques liés à l'activité physique pour en apprécier pleinement les bénéfices : réduction du risque de maladies cardiaques et vasculaires, bien-être, intégration sociale, …

Que l'on soit diabétique de type 1 ou de type 2, le principal risque lors de la pratique du sport est l'hypoglycémie. Au cours de l'exercice, le muscle consomme du glucose et, en l'absence de diabète, la production d'insuline baisse rapidement autorisant une production de sucre par le foie qui maintient la glycémie normale. Chez les patients diabétiques qui prennent des sulfamides hypoglycémiants ou de l'insuline, cette régulation normale de la production d'insuline est modifiée par le traitement et la glycémie chute rapidement. Il est difficile de trouver l'équilibre entre l'intérêt d'une telle baisse de la glycémie et le risque de présenter un malaise hypoglycémique.

Pour prévenir ces hypoglycémies vous pouvez :

- En cas d'exercice programmé :

- Chez les diabétiques sous insuline, il faut réduire la dose d'insuline qui précède l'exercice. Cette diminution doit surtout porter sur la dose d'insuline rapide. Elle est d'autant plus importante que l'exercice est réalisé à proximité de l'injection d'insuline et qu'il est intense ou prolongé.

- Chez les diabétiques sous sulfamides hypoglycémiants, il faut réduire la dose au repas précédent (le plus souvent de 50%).

- En cas d'exercice programmé et prolongé associer une prise régulière de glucides selon l'évolution de vos glycémies capillaires (le plus souvent 30 grammes par heure).

- En cas d'exercice non programmé prendre une collation avant le début de l'exercice.

- Surveiller régulièrement vos glycémies capillaires y compris après l'exercice car le risque d'hypoglycémie persiste plus de 12 heures après la fin de celui-ci car l'organisme reconstitue ses réserves. En cas d'exercice réalisé dans l'après-midi il peut être utile de réduire la dose d'insuline ou de sulfamide du soir pour réduire le risque d'hypoglycémie nocturne. Une glycémie au couché est recommandée avec la prise d'une collation si la glycémie est basse.

À l'opposé l'exercice peut augmenter le risque d'hyperglycémie avec cétose. Si votre glycémie est haute avant le début de l'exercice cela indique que vous manquez d'insuline. Dans ce cas, le sport ne fait pas baisser mais monter la glycémie. Vous devez donc différer la séance de sport si votre glycémie est supérieure à 15 mmol/l (2,7 g/l). Il faut recherche de l'acétone et éventuellement faire un supplément d'insuline associé à la prise d'une collation.

En cas de complication (cardiaque, rétinienne sévère, trouble important de la sensibilité des membres inférieurs) vous devez prendre les conseils de votre médecin pour choisir votre type d'activité. Enfin certains sports sont déconseillés aux patients diabétiques car, une hypoglycémie pourrait avoir d'importantes conséquences : la plongée sous-marine, le parachutisme, l'escalade,…

RRL Mars 2002.