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Autosurveillance
glycémique
L'autosurveillance glycémique est apparue dans
les années 80.
Cette pratique a radicalement modifié la prise en charge des patients
diabétiques. En effet, en leur donnant la possibilité de
mesurer eux-mêmes en temps réel leur glycémie, ils
deviennent des acteurs de leur traitement et donc des partenaires de soins
pour les équipes soignantes.
Pratiquer l'autosurveillance glycémique, c'est mesurer sa glycémie,
afin d'optimiser son traitement en adaptant ses doses d'insuline ou de
médicaments pour que les glycémies restent dans les objectifs
fixés avec le médecin.
Ceci nécessite une éducation du patient qui comprend plusieurs
étapes :
1. Eduquer à la réalisation de la glycémie
Aider le patient dans son choix du lecteur de glycémie et de
l'autopiqueur.
Lui apprendre la manipulation du lecteur, la réalisation de la
piqûre capillaire et de la glycémie.
Lui apprendre à entretenir et à contrôler son appareil,
car sans un outil en bon ordre de fonctionnement, les résultats
ne sont pas fiables.
Lui apprendre à noter les résultats sur un carnet de surveillance
et à déterminer les moments les plus pertinents pour réaliser
les glycémies.
L'informer que le lecteur de glycémie et l'autopiqueur sont des
outils personnels que l'on n'échange pas avec son entourage sans
prendre des mesures de décontamination efficaces.
2. Eduquer le patient à utiliser les résultats glycémiques.
Fixer avec le patient quand et combien de fois réaliser la glycémie.
Exemples : à jeun, avant ou après les repas, au coucher,
avant, pendant et après le sport
.
En général, plus le traitement est optimisé, plus
grand est le nombre de glycémies à réaliser.
Eduquer le patient à l'autocontrôle, c'est à dire
à adapter son traitement en fonction des résultats des glycémies.
Il faut pour cela l'entraîner à analyser et à comprendre
les résultats obtenus.
L'autosurveillance est contraignante, mais elle est la clef de voûte
d'un traitement bien conduit. Elle nécessite une éducation
minutieuse du patient et un soutien sans faille de l'équipe soignante.
Elle doit être adaptée à chaque patient, selon
son traitement, son âge et son mode de vie.
RR, janvier 2002
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