Dernière mise à jour : 11/03/2008
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Autosurveillance glycémique

L'autosurveillance glycémique est apparue dans les années 80.

Cette pratique a radicalement modifié la prise en charge des patients diabétiques. En effet, en leur donnant la possibilité de mesurer eux-mêmes en temps réel leur glycémie, ils deviennent des acteurs de leur traitement et donc des partenaires de soins pour les équipes soignantes.

Pratiquer l'autosurveillance glycémique, c'est mesurer sa glycémie, afin d'optimiser son traitement en adaptant ses doses d'insuline ou de médicaments pour que les glycémies restent dans les objectifs fixés avec le médecin.

Ceci nécessite une éducation du patient qui comprend plusieurs étapes :

1. Eduquer à la réalisation de la glycémie

  • Aider le patient dans son choix du lecteur de glycémie et de l'autopiqueur.
  • Lui apprendre la manipulation du lecteur, la réalisation de la piqûre capillaire et de la glycémie.
  • Lui apprendre à entretenir et à contrôler son appareil, car sans un outil en bon ordre de fonctionnement, les résultats ne sont pas fiables.
  • Lui apprendre à noter les résultats sur un carnet de surveillance et à déterminer les moments les plus pertinents pour réaliser les glycémies.
  • L'informer que le lecteur de glycémie et l'autopiqueur sont des outils personnels que l'on n'échange pas avec son entourage sans prendre des mesures de décontamination efficaces.


    2. Eduquer le patient à utiliser les résultats glycémiques.

  • Fixer avec le patient quand et combien de fois réaliser la glycémie.
    Exemples : à jeun, avant ou après les repas, au coucher, avant, pendant et après le sport….
    En général, plus le traitement est optimisé, plus grand est le nombre de glycémies à réaliser.
  • Eduquer le patient à l'autocontrôle, c'est à dire à adapter son traitement en fonction des résultats des glycémies. Il faut pour cela l'entraîner à analyser et à comprendre les résultats obtenus.

    L'autosurveillance est contraignante, mais elle est la clef de voûte d'un traitement bien conduit. Elle nécessite une éducation minutieuse du patient et un soutien sans faille de l'équipe soignante.

    Elle doit être adaptée à chaque patient, selon son traitement, son âge et son mode de vie.

    RR, janvier 2002