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Sera-t-il possible
de se passer des piqûres pour faire des glycémies capillaires
?
Réaliser régulièrement des glycémies capillaires
est indispensable pour adapter le traitement des patients diabétiques
traités avec de l’insuline. Cette surveillance est aussi
parfois indiquée pour les patients prenant des antidiabétiques
oraux.
Les glycémies capillaires sont indispensables, mais elles
posent plusieurs problèmes :
- Même si de nombreux progrès ont été réalisés,
la piqûre est douloureuse.
- La valeur obtenue au moment de la glycémie ne donne qu’une
information incomplète. Par exemple une glycémie normale
le matin est rassurante, mais n’élimine pas une hypoglycémie
asymptomatique dans la nuit
- Enfin et surtout il faut la faire. Avec les nouveaux lecteurs, cela
prend moins d’une minute, mais à long terme beaucoup de
patients trouvent que c’est encore trop.
Plusieurs avancées récentes laissent espérer
qu’il sera possible de se passer des piqûres dans un avenir
relativement proche (5 ans ?).
Depuis 2001 le système glucowatch est en vente
aux Etats-Unis. Il s’agit d’un système ayant la forme
d’une montre qui se porte sur l’avant-bras. Deux capteurs
situé en dessous analysent la glycémie dans le liquide situé
sous la peau qui est recueillit grâce a un courrant électrique
que le patient ne perçoit pas. L’électrode fonctionne
jusqu'à 12 heures de suite avec environ une mesure toutes les 10
minutes. Une alarme sonne en cas d’hyperglycémie, d’hypoglycémie
ou de chute rapide de la glycémie.
Il y a néanmoins des restrictions : il faut 3 heures avant que
l’électrode donne des résultats valides, l’électrode
doit être calibrée avec au moins 3 glycémies capillaires
et, dans 20% des cas l’appareil saute des valeurs car il n’arrive
pas é déterminer la glycémie. Les causes les plus
fréquentes de problème sont la transpiration et la pilosité.
Enfin une irritation cutanée survient dans 15% des cas. En raison
du coût, les ventes peinent à décoller et la compagnie
semble rencontrer de graves difficultés. Néanmoins d’autres
compagnies ont elles aussi des produits qui pourraient être mis
sur le marché dans un avenir proche.
Une autre voie est explorée par la compagnie Medisens : le CGMS.
Ce système permet luis aussi une analyse de la glycémie
de façon quasi continue. Une électrode est placée
par le médecin sous la peau, celle-ci est reliée a un enregistreur
de la taille d’un paquet de cigarettes qui se porte à la
ceinture. Le système peut-être porté 72h puis on le
rapporte au médecin qui peut connaître le profil de votre
glycémie sur 3 jours. Pour l’instant le système
est réservé au diagnostic (ex : détection
des hypoglycémies nocturnes ou des hyperglycémies post-repas)
et les glycémies n’apparaissent pas sur un écran.
Mais à terme ce type de système pourrait informer les patients
de leur glycémie et temps réel.
C’est déjà le cas pour 10 patients qui ont un capteur
relié a un gros vaisseau pres du cœur. Ce capteur est relié
à une pompe à insuline implantée sous la peau qui
délivre de l’insuline dans le péritoine (ventre).
Les premiers résultats sont prometteurs, mais il faudra attendre
pour s’assurer de la fiabilité du système et de l’absence
de complications. En attendant ces quelques patients permettent
de rêver à un traitement du diabète sans injection
d’insuline et sans glycémie capillaire.
RRL Sept 2002.
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