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Les repas de
fête
Les repas dits de fête sont souvent difficiles à gérer
parce que tout change du repas habituel: le menu, les horaires, la durée
du repas, l'état d'esprit des convives....
Afin de passer un bon moment et profiter pleinement de la fête,
il est nécessaire de veiller malgré tout à conserver
une glycémie correcte. Prévenir l'hypo comme l'hyperglycémie,
bref, éviter les lendemains de fête difficiles.... Pour cela,
il suffit d'observer quelques règles simples.
Pour bien commencer : démarrer la fête dans l'objectif
glycémique.
- Le repas précédent le repas festif doit comme à
l'habitude contenir des glucides, s'il doit être allégé
ce sera en lipides, car bien souvent les repas de fêtes sont riches
en graisse mais pas en sucre.
- Si l'heure du repas est décalé dans le temps, prendre
une petite collation pour prévenir l'hypoglycémie, ou
mieux, fractionner le repas précédent (conserver le dessert
du déjeuner pour l'après-midi par exemple)
Gestion du traitement
- Faire une glycémie capillaire au début de la réunion
et corriger une hypoglycémie si nécessaire.
- L'apéritif est le premier cap difficile à gérer
puisque l'alcool favorise l'hypoglycémie. Consommer donc toujours
des glucides en buvant des boissons alcoolisées.
- Les diabétiques traités par hypoglycémiants oraux,
doivent impérativement attendre la fin de l'apéritif pour
prendre le traitement. De même que les diabétiques insulino-traités
peuvent attendre de passer à table et d'avoir des glucides à
manger (pain...) avant de faire une injection d'insuline rapide ou ultrarapide.
Cela revient parfois a attendre le plat pour prendre son traitement.
Ne pas anticiper sur l'éventuelle hyperglycémie post-prandiale
que pourrait induire le repas copieux, prendre la dose habituelle d'insuline
ou d'hypoglycémiants oraux.
- Le décalage de l'injection d'insuline ultrarapide ne pose pas
de problème. En revanche, trop décaler l'insuline intermédiaire
ou retard peut conduire à un "trou" dans la couverture
d'insuline. Aussi, il est possible d'injecter un tiers de la dose prévue
à l'heure habituelle et d'injecter les deux tiers restant au
même moment que l'injection d'ultrarapide ou de rapide.
Gestion du menu
- Ce jour là: faire honneur à tous les plats proposés
de façon raisonnable
- Souvent, la véritable source de glucides des repas de fête
est le dessert, donc surtout ne pas s'en priver. Mais avant d'arriver
à la fin du repas, veiller à avoir un apport glucidique
minimum, si aucun plat ne contient de glucides, compenser avec le pain.
Gestion de l'après
- Pratiquer une glycémie capillaire et corriger une hypoglycémie
si nécessaire.
- Si la glycémie est supérieure à 2,50g/l : faire
une analyse d'urine et se reporter à la conduite à tenir
en cas de présence d'acétone. Cela ne devrais pas se produire
si vous avez bien injecté votre insuline au moment du repas.
- Si la glycémie est supérieure à 2,50g/l sans
acétone, il est possible de faire un rajout d'ultrarapide (2
à 4 unités), mais un contrôle de la glycémie
dans les 3 heures suivant l'injection est requis. (Même si cela
nécessite de faire sonner le réveil). Ne prolongés
pas trop une éventuelle grasse matinée pour éviter
d'avoir un " trou " dans la couverture d'insuline.
- Le repas suivant le repas festif devra comme celui d'avant la fête,
contenir un minimum de glucides et allége en matières
grasses si la digestion est difficile.... Reprendre après la
fête les bonnes habitudes alimentaires et de suivi de la glycémie.
Et surtout, ne pas culpabiliser de s'être fait plaisir, l'extra
fait parti de la vie!!!
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